Reprise du Procès Kutino : La liberté provisoire réclamée.


Le procès Kutino Fernando, prélat de l’Eglise Armée de victoire, a repris effectivement le mardi 9 Janvier 2007 à la cour militaire de la Gombe. L’audience introductive d’appel est sous la houlette du premier président, le colonel Martin Ekofo. Le ministère public est représenté par le colonel Fidèle Kahuma. A cette première audience au second degré, la cour militaire de la Gombe a identifié les parties civiles et la défense ainsi que les prévenus, l’Archbishop Kutino Fernando, le Bishop Timothée Bompere Mbo et Ngandu Junior.

Le collectif des avocats de la défense a introduit la demande de la mise en liberté provisoire pour le pasteur Kutino et son interprète. Tandis que pour Junior Ngandu, ses avocats ont demandé une liberté contrôlée. A entendre les avocats du leader de l’Armée de Victoire, la liberté provisoire demandée pour leur client, est pour des raisons de santé. Cette dernière est un droit humain prévu par la constitution, et est à même d’être sauvé. Mais les avocats de la partie civile et le ministère public ne sont pas mis d’accord au sujet de cette liberté provisoire.

   
 

A entendre la partie civile, l’archbishop Kutino Fernando serait un récidiviste qui chercherait un moyen pour s’enfuir. il faudra donc attendre la décision de la cour le Jeudi 18 janvier. Le second point de l’audience introductive en rapport avec la compétence de la cour. Cette dernière a soumis le débat aux parties. Elle n’a pas voulu se prononcer immédiatement. Néanmoins, ce débat est renvoyé à la prochaine audience de jeudi 18 janvier 2007.

Pour rappel, le parrain du mouvement "sauvons le Congo" était condamné à 20 ans de prison dont 10 ans fermes et son collaborateur, le Bishop Bompere à 10 ans de prison dont 5 ans fermes. Lors des procès antérieurs du premier degré qui ont eu lieu au Tribunal de Garnison de Kinshasa, siégeant en chambre foraine, à l’inspection provinciale de Kinshasa, trois griefs étaient mis à leur charge : association des malfaiteurs, tentative d’assassinats du pasteur Ngalasi et détention illégale d’armes de guerre. Il était arrêté le 14 mai 2006 alors qu’il venait d’un rassemblement de prière au stade Tata Raphaël. C’était quelques jours après son retour d’exil en France. A cette 3ème république, les juges ne doivent pas être influencés par l’un ou l’autre partie. Ils sont contraints de dire le vrai droit pour marquer la fin de la récréation.

La prochaine audience est fixée au jeudi 18 janvier 2007.

 
 

 

 
 

 
 
 

Copyright © SLC par Papy Arsenal LULENGO janvier 2007

 

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