Lentement mais sûrement, le procès de l’Archbishop Kutino Fernando tend vers sa fin. On se souviendra que la procédure en appel dure depuis plus d’une année, ce qui est exagérément long.
Une chose est certaine et mérite d’être soulignée : c’est qu’on y voit plus clair dans cette affaire rocambolesque aujourd’hui qu’en début. Les bonnes consciences s’interrogeraient sur la véracité des griefs retenus contre « Papa Archi », se disant que le Dr Ngalasi n’était pas un fou pour inventer des accusations aussi graves. Mais au fil des audiences, on peut dire-même si on n’est pas dans le secret de la Cour – qu’aucun doute ne subsiste : on est bel et bien en face des griefs sans fondement.
En effet, aucun élément de preuve n’a été apporté à l’appui de la plainte hâtivement déposée devant l’Auditorat militaire. Au contraire, au cours de l’audience de mercredi 30 avril dernier, on a vu un Archbishop déchainé, sûr de lui, criant au complot devant le vide des accusations. Et, de fait, alors qu’on s’attendait à des questions embarrassantes de nature à démontrer la tentative d’assassinat contre le Dr Ngalasi, qu’elle n’a pas été la stupéfaction de l’opinion de constater que l’interrogatoire tournait plutôt sur le dossier parcellaire : combien de mois d’arriérés, à quelle date le contrat fut signé, où est l’église Armée de Victoire aujourd’hui, … des choses tout-à-fait étranges au dossier sous examen !
De la tentative d’assassinat, rien - ou presque - sans doute qu’on s’est rendu compte du ridicule des accusations.
Les esprits objectifs ne sont pas loin d’épouser la thèse de la conspiration, au vu du manque criant d’éléments à charge.
Notons que ce dossier impliquant le Dr Ngalasi est clos, et que seul celui de la « détention illégale d’armes de guerre » reste à examiner.
L’opinion n’attend qu’une seule chose : que la sérénité qui a caractérisée la conduite des débats se poursuive jusque dans les délibérations de la Cour militaire, et que seul le droit soit dit dans cette affaire qui n’a fait que noircir notre pays, considéré comme un des champions en matière de violation des droits de l’homme et des libertés individuelles.
Dossier à suivre ! |